jeudi 13 juillet 2017

écouter: Jean-Yves Bosseur, Musique et environnement


écouter; Jean-Yves Bosseur, Musique et environnement  
Le cri du Patchwork Par Clément Lebrun, 25.10.2016
Jean-Yves Bosseur
Musique et environnement
Minerve
Musique ouverte
2016

Présentation de l'éditeur
Par-delà toute prise de position idéologique ou politicienne, la réflexion sur l’écologie est devenue de plus en plus présente dans notre société contemporaine, et les musiciens n’ont pas tardé à se sentir fortement concernés, ce qui a suscité, de leur part, des réponses de multiples natures.
Certains compositeurs ont cherché à investir des lieux plus ouverts que la traditionnelle salle de concert, tandis que d’autres ont eu recours aux moyens technologiques et médiatiques les plus récents pour capter et diffuser les sons qui nous entourent afin de les reprendre à leur compte ou de dialoguer avec eux, voire les révéler tels quels.
La musique ayant de plus en plus tendance à envahir notre quotidien, d’autres encore ont entrepris de créer de nouveaux types d’environnement et de signalétique sonores. Et ces tentatives s’accompagnent fréquemment de confrontations avec différentes disciplines artistiques. L’initiateur d’une telle démarche n’était-il pas Erik Satie avec sa « musique d’ameublement » ? Mais qu’aurait-il pensé du matraquage de la Muzak quelques décennies plus tard ?
Jean-Yves Bosseur est compositeur et musicologue. Outre ses ouvrages sur la musique contemporaine, il a écrit de nombreuses oeuvres musicales, notamment : Mémoires d'oubli, Satie's Dream... (Mandala/Harmonia Mundi), La Plume (Mandala/Harmonia Mundi), Hong-Kong Variations (Agon, Auvidis), Messe (Mandala/Harmonia Mundi).  


jeudi 23 mars 2017

vidéo: Stéphen Rostain, Amazonie : un jardin sauvage ou une forêt domestiquée. Essai d'écologie historique


Stéphen Rostain
Amazonie
Un jardin sauvage ou une forêt domestiquée
Essai d'écologie historique 
Actes Sud/Errance
2016

Présentation de l'éditeur
Préface de Philippe Descola
Posface de Charles Hervé-Gruyer
L’Amazonie fascine, tant par ses dimensions gigantesques que sa supposée nature indomptée.  Pourtant, c’est bien plus l’impact millénaire de l’homme sur cette forêt qui émerveille. Il a en effet notamment transformé le couvert végétal en favorisant des associations de plantes, créé des sols fertiles appelés terra preta et construit des terrassements qui ont modifié le modelé de la superficie.
C’est une vision totalement renouvelée de l’interaction ancienne homme-milieu dans la plus grande forêt tropicale du monde qu’offre l’auteur, chercheur qui travaille depuis 30 ans en Amazonie, en convoquant des disciplines aussi diverses que l’archéologie, l’ethnohistoire, l’anthropologie, l’écologie, la botanique ou la pédologie.
Stéphen Rostain n'est pas seulement un remarquable archéologue de terrain, c'est aussi un comparatiste avec des vues amples et une érudition solide, qui ont fait de lui une autorité dans le domaine encore embryonnaire de l'archéologie amazonienne, et plus largement sur le thème des aménagements durables dans les environnements de forêt tropicale. 




mardi 7 février 2017

audio: Fred Turner, Le cercle démocratique. Le design multimédia, de la Seconde Guerre mondiale aux années psychédéliques


La Suite dans les idées par Sylvain Bourmeau, 27.12.2014 

 
Fred Turner
Le cercle démocratique
Le design multimédia, de la Seconde Guerre mondiale aux années psychédéliques
C&F Editions 
2016 



Présentation de l'éditeur 
Préface par Larisa Dryansky
traduit par Anne Lemoine
«Comment faire émerger et s'épanouir une personnalité démocratique ?» Cette question politique se pose avec force aux États-Unis dès la fin des années trente. Elle va fédérer la plus surprenante des alliances, tant pour agir en politique intérieure qu'à l'échelle du globe : une alliance des scientifiques, des techniciens, des artistes et des designers autour d'un nouveau type de projets culturels de grande ampleur. La capacité à être ensemble et vivre des émotions collectives tout en gardant son individualité apparaît comme un moyen pour former des individus démocratiques. Mais ces premiers designs multimédias prennent à leur tour le risque de devenir des outils de propagande...
Fred Turner nous entraîne dans un voyage intellectuel qui va de la fin des années trente aux années soixante. Sociologues, psychologues et théoriciens de la communication y retrouvent les artistes du Bauhaus, les grandes expositions, la musique de John Cage, les happenings et l'explosion psychédélique. Ce livre nous offre un nouveau regard critique sur le multimédia, sur les relations complexes entre l'art, les sciences humaines, les utopies démocratiques et la réalité des pouvoirs d'état.
Fred Turner, après avoir été journaliste à Boston pendant dix ans et enseigné au MIT ou à Harvard, est actuellement professeur et directeur des études au département des sciences de la communication de l'Université Stanford.
 

jeudi 26 janvier 2017

Juliette Volcler, Contrôle. Comment s'inventa l'art de la manipulation sonore

Juliette Volcler
Contrôle
Comment s'inventa l'art de la manipulation sonore
La Découverte
Culture sonore
2017

Présentation de l'éditeur
Contrôle raconte la fascinante histoire d’une autre modernité sonore. Une modernité incarnée à l’origine par un homme, figure majeure mais méconnue du XXe siècle : Harold Burris-Meyer. Ingénieur et homme de théâtre, il fut inventeur de dispositifs sonores et expérimentateur en sciences du comportement.
À travers les trois grands chapitres de son histoire — le théâtre, l’industrie, la guerre — s’écrit celle des premières tentatives de manipulation des masses au moyen du son. Divertir ou terrifier, apaiser ou piéger, guérir ou perturber, nulle différence pour l’ingénieur illusionniste. De l’acoustique théâtrale à la musique dans l’industrie en passant par l’élaboration de leurres sonores employés pendant la Seconde Guerre mondiale contre les troupes allemandes et italiennes, il s’employa toute sa vie à montrer l’influence profonde du son sur les réactions et les émotions de l’homme.
L’écriture de Juliette Volcler est portée par le double objectif de peindre de manière vivante l’époque, son contexte social et culturel, ses rêves échoués, ses expérimentations réussies, et de donner des outils critiques face à l’environnement sonore en pleine mutation du XXIe siècle. 
Juliette Volcler est chercheuse indépendante et coordinatrice de la rédaction de la revue dédiée au son Syntone (en ligne et papier). Elle est aussi l'auteure de Le son comme arme. Les usages policiers et militaires du son (La Découverte, 2011).

lundi 5 décembre 2016

Bernard Piffaretti, 1980-2016 – Catalogue raisonnable

Bernard Piffaretti
1980-2016 – Catalogue raisonnable
MAMCO 
Monographies
2016

Présentation de l'éditeur
Première monographie d'envergure, sous la forme d'une traversée de la peinture contemporaine.
Depuis le début des années 1980, Bernard Piffaretti applique à la réalisation de ses peintures un protocole simple et immuable : divisant chaque tableau en deux zones égales, il reproduit sur l'une d'entre elles ce qu'il a d'abord peint sur l'autre partie de la toile. Ce qui pourrait apparaître comme un jeu d'enfant produit alors des effets singulièrement complexes. Ainsi la peinture se joue ici des idées de style, d'unicité, voire d'originalité, et place la répétition au cœur même de la création. Il en résulte une œuvre proliférante, et à bien des égards inclassable, dont cet ouvrage, la première monographie d'envergure consacrée à Bernard Piffaretti, propose un large aperçu. Nourri d'analyses d'historiens et de critiques, ce catalogue raisonnable à défaut d'être raisonné est aussi une traversée de la peinture contemporaine, un point de vue sur l'art de l'époque.
Bernard Piffaretti (né en 1955 Saint-Etienne, vit et travaille à Paris) est un artiste à protocole. Élaboré partiellement à la fin de la décennie 1970, fixé dès 1986, ce protocole inchangé depuis, est devenu ce que d'aucuns appellent le « Système Piffaretti ». La division verticale de la toile par un épais trait de couleur en constitue invariablement le premier élément programmatique. Cette césure détermine alors une partie gauche et une partie droite du support. L'image, peinte indifféremment sur l'une ou l'autre des parties, est ensuite prise pour modèle et dupliquée sur l'autre partie. Cette ultime étape achève généralement le tableau. Après l'exécution d'une première partie, B. Piffaretti réinterprète donc, de mémoire, le déroulement de sa propre partition. Le motif initial tient lieu de « ready-made » pour la duplication. Mais lorsque la stratification de la couleur a emprunté des réseaux trop complexes pour être mémorisés, la duplication est ajournée. La partie laissée blanche au terme de ce renoncement, n'empêche cependant pas la toile d'être exposée. Elle entre alors dans la catégorie des « Inachevés » activée en 1990. Cette décision d'inachèvement ne préexiste pas à la réalisation du tableau, mais démontre que la copie ne va pas de soi, qu'elle est entreprise illusoire qui ne saurait engendrer autre chose que des dissemblances : « La figure de droite est à l'image de celle de gauche. La figure de gauche n'est pas à l'image de celle de droite. » Comme toute règle, le « Système Piffaretti » génère donc ses exceptions. Ainsi les « Sous-produits » ou « Produits dérivés », tableaux dans lesquels le protocole a tourné court, ne laissent visible qu'une césure centrale. Le redoublement n'est alors que celui de la toile blanche.
Les peintures de Piffaretti n'entretiennent pas plus de relation avec le monde visible qu'avec l'abstraction. Les motifs colorés saturés ou non, d'une infinie variété stylistique ont, avec leur air de déjà-vu, un caractère d'extrême banalité, d'autant que c'est sur le protocole que se concentre, en premier lieu, l'essentiel de la lecture. Au terme d'une création déjouée qui réfute toute évolution de style, s'impose au regardeur de l'œuvre une nouvelle habitude de regard.
Les dessins de Piffaretti ont aussi leur place dans ce protocole. Ce ne sont pas des dessins préparatoires, mais des « Dessins après tableaux ». Cette nomenclature, n'est pas sans rappeler celle adoptée par Sherrie Levine pour titrer les œuvres qu'elle réalise, à la fois « after (après) » Monet, Duchamp, Malevitch… mais aussi « after (d'après) » les œuvres de ces mêmes artistes qu'elle s'approprie. Ici l'artiste ne s'approprie que son propre travail, le tableau est une fenêtre ouverte non pas sur le monde mais sur la peinture elle-même.
Contemporaine dans les années 1980 du grand retour de la Peinture et notamment de la peinture expressionniste, l'œuvre de B. Piffaretti est une œuvre qui « ne veut rien prouver, rien faire de plus, rien faire de mieux » sauf peut-être, désinvestir le tableau de tout contenu, mettre à distance tout acte pulsionnel par le redoublement, pour bien montrer que « la peinture ne représente jamais qu'elle-même ».

dimanche 4 septembre 2016

écouter: Jérôme Meizoz, La Littérature en «personne». Scène médiatique et formes d'incarnation


écouter: Jérôme Meizoz, La Littérature en «personne». Scène médiatique et formes d'incarnation
L'horloge de sable par Christian Ciocca, 26.03.2016
Jérôme Meizoz
La Littérature en «personne» 
Scène médiatique et formes d'incarnation
Slaktine
2016

Présentation de l'éditeur
Que se passe-t-il quand les écrivains (et les artistes en général) sont appelés à se produire «en personne » devant un public ? Quel est l’impact sur le champ littéraire de la tendance à une spectacularité généralisée, à l’ère médiatique moderne ? Quel impact ces formes d’incarnation des auteurs ont-elles sur la lecture ? Comment, dans un tel dispositif, redéfinir la complexité de la notion d’« auteur » ? Enfin, quel enjeu y a-t-il à envisager la littérature comme une activité, plutôt que comme un corpus inerte de « textes » ? À travers des figures aussi diverses qu’Arthur Cravan, Henri Calet, L.-F. Céline, Michel Houellebecq, Annie Ernaux, Gaston Cherpillod, Richard Millet, Jean d’Ormesson, Jean-Philippe Toussaint, Noëlle Revaz, Edouard Louis, Jean-Pierre Rochat ainsi que celles de slameurs contemporains, cet essai examine l’activité littéraire et son dispositif complexe, l’exposition médiatique des auteurs et leur statut de «marque » éditoriale.
Jérôme Meizoz, né en Valais en 1967, vit à Lausanne. Il est professeur associé de littérature française à l’UNIL où il co-dirige la Formation doctorale interdisciplinaire. Lauréat du Prix de l’Académie suisse des sciences humaines (ASSH) en 2005, il est l’auteur de nombreuses études : L’Âge du roman parlant 1919-1939 (2001, préface de Pierre Bourdieu), Le Gueux philosophe. Jean-Jacques Rousseau (2003), L’Œil sociologue et la littérature (2004), Postures littéraires. Mises en scène modernes de l’auteur (2007) et La Fabrique des singularités (2011). Ses textes polémiques ont été réunis dans Confrontations (2005) et dans Saintes colères (2014). Le récit Morts ou vif, a reçu la mention « Livre de la Fondation Schiller 2000 » avant Les Désemparés (2005), Père et passe (2008), Séismes (2013), Temps mort (2014, préface d’Annie Ernaux) et Haut Val des loups (2015).




samedi 25 juin 2016

écouter: Pour une science athée avec Yves Gingras, pour L' impossible dialogue. Sciences et religions


écouter: Yves Gingras, L' impossible dialogue. Sciences et religions
La Suite dans les idées par Sylvain Bourmeau, 25.06.2016
Yves Gingras
L' impossible dialogue
Sciences et religions
Puf
2016

Présentation de l'éditeur
Le 5 mars 1616, un décret de la Congrégation de l’Index annonçait officiellement la condamnation des idées de Copernic sur le mouvement de la Terre. Cette censure ecclésiastique est devenue l’emblème d’une négation de l’autonomie de la recherche scientifique par les dogmes religieux. Aujourd’hui, la question des relations entre sciences et religions et des appels au « dialogue » entre ces deux domaines pourtant si éloignés par leurs objets et leurs méthodes refait surface. 
Le thème du conflit a dominé les débats qui ont opposé depuis le XVIIe siècle les savants aux autorités religieuses sur des questions d’astronomie, de géologie, d’histoire naturelle ou sur l’origine de l’homme et des religions. Cet essai prend le contre-pied du courant actuellement dominant chez les historiens des sciences qui minimise les conflits les plus célèbres entre sciences et religions et propose une version œcuménique et édulcorée de l’histoire des rapports entre deux institutions, dont chacune tente d’imposer sa vision du monde, l’une fondée sur la nature, l’autre sur le surnaturel 
Yves Gingras est professeur à l’université du Québec à Montréal (UQAM) et titulaire de la chaire de recherche du Canada en histoire et sociologie des sciences. Il a publié de nombreux ouvrages d’histoire et de sociologie des sciences. Les plus récents sont Sociologie des sciences (« Que sais-je ? », Puf, 2013) et Controverses : accords et désaccords en sciences sociales et humaines (CNRS, 2014)


Le 5 mars 1616, un décret de la Congrégation de l’Index annonçait officiellement la condamnation des idées de Copernic sur le mouvement de la Terre. Cette censure ecclésiastique est devenue l’emblème d’une négation de l’autonomie de la recherche scientifique par les dogmes religieux. Aujourd’hui, la question des relations entre sciences et religions et des appels au « dialogue » entre ces deux domaines pourtant si éloignés par leurs objets et leurs méthodes refait surface.
Le thème du conflit a dominé les débats qui ont opposé depuis le XVIIe siècle les savants aux autorités religieuses sur des questions d’astronomie, de géologie, d’histoire naturelle ou sur l’origine de l’homme et des religions. Cet essai prend le contre-pied du courant actuellement dominant chez les historiens des sciences qui minimise les conflits les plus célèbres entre sciences et religions et propose une version œcuménique et édulcorée de l’histoire des rapports entre deux institutions, dont chacune tente d’imposer sa vision du monde, l’une fondée sur la nature, l’autre sur le surnaturel. - See more at: https://www.puf.com/content/L_impossible_dialogue_Sciences_et_religions#sthash.RSmuOcn9.dpuf
L' impossible dialogue. Sciences et religions
L' impossible dialogue. Sciences et religions
L' impossible dialogue. Sciences et religions